6 Juil. 2026

La vie

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5 commentaires

  • Annou

    Je reste toujours aussi scandalisée… :'(
    Dingue qu’une personne ait pensé à faire une proposition de loi à ce sujet (merciiiii!) mais que des c******* l’aient refusée… TT

    Dans un registre équivalent (celui de la dignité humaine et de la santé publique), j’ai appris dernièrement qu’en Belgique une proposition de décret avait été rejetée, celle-ci visait à garantir l’accessibilité gratuite à l’eau potable lors de festivals de musique. Le problème n’est pas le même et vise déjà une partie de la population qui a a priori les moyens de payer 1€ pour aller aux toilettes, vu les billets qui sont de plus en plus chers… Mais… on parle d’accéder à de l’eau potable gratuitement, alors que les étés sont de plus en plus chauds et qu’en festival il y a rarement d’endroits frais où se poser. De plus, tout coûte tellement cher sur place que des personnes qui auront déjà cassé leur tirelire pour aller voir leur groupe préféré risquent de faire l’impasse sur le besoin de s’hydrater correctement… la bonne nouvelle c’est que les toilettes en festivals sont généralement « gratuites » (je mets des guillemets, parce que bon vu le prix d’entrée sur le site du festival…XD).
    Fin mai j’étais à Paris et j’ai été plus que ravie de découvrir qu’il y avait tout un réseau de fontaines à eau potable et de bars/restaurants qui acceptaient de remplir nos gourdes gratuitement. Si Paris a réussi à faire ça (alors que bon, désolée, mais Paris n’est quand même pas la ville la plus accueillante), n’est-ce pas quelque chose qui pourrait être généralisé?

    Je rallie donc ton cri Yatuu et le prolonge un peu: ON VEUT DES TOILETTES ET DE L’EAU POTABLE GRATUITES ET ACCESSIBLES !!!!

  • Arthur

    Hey
    Je découvre ton sujet un peu tard ! Je suis parfaitement d’accord même si je fais partie de cette moitié de la population qui peut plus facilement aller dans un endroit planqué
    Je voudrais rajouter un exemple qui n’ira pas forcément dans le sens de la BD mais en même temps je ne sais pas quoi en penser. J’habite à Marseille (pas la ville la plus propre certes), sur la place en bas de chez moi il y un toilette municipal gratuit (wouhou !), pourtant ça n’empêche pas les rues environnantes de sentir fort l’urine. Donc malheureusement ça ne règle pas tout et une petite partie de la population ruine l’ambiance pour les autres même quand des solutions sont mises en place à 10 p***** de mètres.

  • Ajay

    J’ai été de l’autre côté de la barrière (enfin, en interaction avec la gestion d’un centre commercial qui a mis en place des toilettes payantes). Je peux donc offrir, à défaut d’une justification, une compréhension du pourquoi.

    Ne tirez pas sur le messager ! C’est une expérience de ce qui se passe côté gestion, pas plus…

    Pourquoi ils font ça ?

    Parce que les toilettes publiques gratuites dans certains endroits, c’est une catastrophe à gérer en direct. C’est pas une blague hein. Je comprends que ce soit un sujet polémique, je comprends que les gens normaux sont choqués, mais il faut le vivre (et le gérer) pour le croire. Par « gens normaux », j’entends des gens qui ont un minimum d’éducation, et que ne se rendent pas compte à quel point le monde a changé : ils entrent dans des toilettes publiques, les utilisent en respectant au minimum les autres et le matériel, et ne comprennent pas pourquoi ils devraient payer pour un service aussi simple qui répond à un besoin vital.

    D’abord : les incivilités ont augmenté à un niveau stratosphérique. Des WC à accès gratuits dans un grand centre commercial, c’est un problème d’hygiène grave parfois CHAQUE JOUR. Excréments aspergés sur les murs, papier toilette déroulé et suspendu sur les portes, serviettes usagées COLLEES SUR LE MIROIR (alors qu’il y a des poubelles à côté, hein…). Fun aussi : la cuvette remplie de papier toilette et la chasse tirée jusqu’au débordement, pour inonder toutes les toilettes.
    Faire nettoyer ça aux équipes, c’est la galère. En général, ils finissent par refuser… et je les comprends.
    Pourquoi les actes d’incivilité ont explosé ? Je n’en sais rien, mais c’est comme ça. Mais c’est nouveau, en tout cas à ce niveau. Les « vieux » gestionnaires de centre n’en reviennent toujours pas, d’autant plus que ca concerne maintenant aussi le côté des femmes (alors qu’avant c’était surtout les hommes qui se comportaient comme des porcs, et encore à un niveau infiniment plus faible qu’aujourd’hui).

    En 20-30 ans, on est passé d’actes de négligence et de malpropreté (en gros : « je pisse à côté des toilettes ») à des actes de vandalisme à base d’excréments, de papier toilette usagé et de protections hygiéniques. Vous gérez ça plusieurs fois par semaine avec les menaces de démission de vos agents propreté, et on en reparle.

    Ensuite, les accès gratuits = un fou furieux par semaine, grand minimum par mois (environ). Vous faites quoi quand un gars s’enferme et refuse de sortir à la fermeture du centre ? Quand vous entendez des hurlements ? Il est strictement interdit de mettre des caméras dans les toilettes (et heureusement hein). Par contre, pas de caméras = contrôles de visu à faire, avec le bonus de ne pas pouvoir envoyer un agent de sécurité masculin dans les toilettes des femmes (en fait on peut, mais embrouille garantie), parce que les hurlements c’est peut-être juste une bande de gamines qui s’amusent.

    En plus, la police (la vraie, celle qui peut emmener les gens au poste, pas les agents de sécurité du centre qui ont moyennement envie de se « faire planter » parce qu’ils ont demandé au grand monsieur costaud d’arrêter de fumer depuis deux heures des joints assis sur la paillasse), et bin elle a pas trop envie de venir quand vous l’appelez pour faire de la « sécurité de toilettes ».

    Et là, un truc complétement fou : vous mettez une barrière payante, et 90% des incivilités disparaissent. Pas 100% hein, mais la différence est énorme. Idem, je ne suis pas psy ou sociologue, mais vous faites payer, et vous avez infiniment moins d’incivilités. C’est contre intuitif ? ou pas ? Je ne sais pas, mais c’est comme ça.

    Ceux qui disent « oui, mais les cafés le font et il n’y a pas de problème », ou « au festival truc, c’était sympa et propre » ou encore « dans mon quartier, c’est toujours nickel les toilettes ! »… et ben ils ont raison. Mais c’est ça le problème : dépendant des endroits, vous avez un comportement du public vis à vis des toilettes qui est complètement différent. Dans le centre en question, les toilettes du cinéma (OK, il fallait un billet pour y aller) étaient toujours préservées du vandalisme. Elles étaient belles et propres. Et pourtant, c’était le même chaland ?

    Contrairement à ce que les gens croient, les toilettes payantes sont généralement déficitaires. A 1€ l’entrée, il faut un volume de passage gigantesque pour générer suffisamment d’argent pour couvrir les frais, les opérateurs de toilettes payantes gagnent leur vie avec les bons de réduction bonus en général (les toilettes deviennent un produit d’appel… oui, c’est infâme comme stratégie commerciale). En tous cas, ce n’est pas un business model très rentable.

    Bref : je comprend à 100 % le ressenti d’une personne normalement éduquée à qui on fait payer 1€ pour les toilettes, mais pour avoir vu la réalité derrière la gestion de toilettes publiques dans certains lieux de passage, je peux garantir que les raisons ne sont pas que financières, et de loin.

    Je n’ai pas de solution simple, c’est une constatation. Voilà.

    • Merci pour ton retour d’expérience !! C’était très intéressant !

    • Franck

      Pour avoir travaillé en communauté de communes et en mairie en tant que responsable, je me retrouve dans ce constat: les collectivités arrêtent le gratuit car l’incivilité est massive.
      Les transports publics, je parle de la petite navette entre des communes rurales, pas le métro. bah les élus étaient dégoutés de voir l’état de la navette et les coûts. Du coup, mise en place d’un montant minimum « dérisoire » (selon ses revenus, l’échelle du « dérisoire » n’est pas la même) et fini les dégradations (brulures des sièges, coup de cutter…).

      Dans les collectivités territoriales c’est hélas un mouvement qui se développe depuis plus d’une dizaine d’année.

      Peut-être arrêter le « tout répressif » au niveau national et remettre du social et de l’éducation…

      ça me dépasse comme sujet.